Alutard SQ® Acariens/- Poils d’animaux

suspension injectable dépôt

 

Composition

Principes actifs

Acariens

·Extrait allergénique d’acariens (Dermatophagoides pteronyssinus)

·Extrait allergénique d’acariens (Dermatophagoides farinae, Dermatophagoides pteronyssinus).

 

Poils d’animaux

·Pellis allergeni extractum (Canis familiaris)

·Pellis allergeni extractum (Felis domesticus)

 

Excipients

Aluminium ut Aluminii hydroxidum hydricum ad adsorptionem, Natrii chloridum, Natrii hydrogenocarbonas, Natrii hydroxidum q.s., Phenolum 5,0 mg, Aqua ad iniectabilia q.s. ad suspensionem pro 1 ml, corresp. Natrium 2,18 - 2,64 mg.

 

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Suspension injectable dépôt par voie sous-cutanée.

La suspension injectable contient des extraits d’allergènes d’acariens ou de poils d’animaux.

 

Flacon n° (couleur de l’étiquette)

Concentration (SQ-U/ml)

1 (grise)

100

2 (verte)

1 000

3 (orange)

10 000

4 (rouge)

100 000

 

Un flacon contient 5 ml de suspension injectable.

La puissance est exprimée en unités-SQ (SQ-U) qui correspond à la quantité absolue (ng) d’allergènes dits majeurs. En outre, une activité biologique homogène est garantie d’un lot à l’autre.

Alutard SQ peut se présenter sous la forme d’un liquide clair avec ou sans précipité. Le précipité peut être blanc à brun clair ou vert en fonction de la composition en allergènes. La suspension prête à l’emploi doit avoir un aspect homogène.

 

Indications/Possibilités d’emploi

Alutard SQ est une immunothérapie spécifique pour le traitement de la rhinite allergique et la conjonctivite allergique causées par les acariens ou les poils d’animaux, avec un prick-test positif et/ou un test IgE spécifique positif pour les allergènes pertinents d’acariens ou de poils d’animaux.

 

Posologie/Mode d’emploi

Le traitement est composé d’un traitement initial et d’un traitement d’entretien. L’évaluation et la pose de l’indication doivent être effectuées par un médecin formé en allergologie. Le médecin doit maîtriser les mesures usuelles de réanimation.

Après chaque injection, surveillez le patient pendant au moins 30 minutes, et les patients très sensibles pendant au moins 60 minutes durant le traitement initial.

Il faut toujours garder à portée de main des médicaments d’urgence pour le traitement d’un choc anaphylactique.

La dose d’Alutard SQ doit être adaptée individuellement. La posologie est à déterminer en fonction de l’état général, des antécédents allergiques et de la sensibilité du patient à l’allergène employé.

Le patient doit être pris en compte lors de l’augmentation posologique (voir également la section « Ajustement de la posologie du fait d’effets indésirables/d’interactions » et « Prise retardée »). L’injection est administrée par voie sous-cutanée en profondeur dans le bras, une largeur de main au-dessus de l’olécrâne.

En raison du risque de choc anaphylactique, il faut absolument éviter les injections intracutanées, intramusculaires ou intravasales. Contrôler par aspiration!

Pour éviter une injection intravasale, il faut aspirer attentivement avant l’injection et de même pendant l’injection, chaque fois après l’administration de 0,2 ml de solution. L’injection doit être administrée lentement, injecter 1 ml pendant 1 minute par exemple.

 

Directives posologiques

La posologie doit être adaptée aux réactions individuelles du patient et ne peut être augmentée qu’en cas de parfaite tolérance à l’injection précédente. Autrement et en cas d’interruption du traitement (p. ex. pour cause d’infection, de vaccination, de vacances), la dose doit être réduite (voir rubriques „Ajustement de la posologie du fait d’effets indésirables/d’interactions“ et „Prise retardée“).

Les injections sont généralement administrées à des intervalles de 7 à 14 jours durant la phase de titration avec augmentation posologique à 16 paliers. Pour éviter le risque de cumulation, un intervalle de moins de 7 jours ne doit pas être dépassé.

Pour Alutard SQ Acariens chez les adultes et les adolescents, la sécurité d’un deuxième schéma à paliers réduits avec augmentation posologique à 7 paliers a également été étudiée (de plus amples informations sur le profil de sécurité de ce schéma posologique sont disponibles à la rubrique « Effets indésirables »). Durant le traitement d’entretien, les injections sont pratiquées à intervalles de 4 à 8 semaines.

L’objectif est d’augmenter progressivement la dose jusqu’à ce que la dose maximale tolérée soit atteinte, sans toutefois dépasser 100 000 SQ-U (1 ml du flacon 4). Les recommandations posologiques suivantes sont à considérer comme des recommandations générales.

 

Instauration du traitement

Traitement initial

Instauration habituelle du traitement

Le début du traitement est possible toute l’année.

 

Augmentation posologique à 16 paliers

Ce schéma d’augmentation posologique est valable pour les acariens et les poils d’animaux.

Flacon n°

Concentration

Injection

SQ-U

ml

1

100 SQ-U/ml

100 SQ-U/ml

100 SQ-U/ml

1

2

3

20

40

80

0,2

0,4

0,8

2

1 000 SQ-U/ml

1 000 SQ-U/ml

1 000 SQ-U/ml

4

5

6

200

400

800

0,2

0,4

0,8

3

10 000 SQ-U/ml

10 000 SQ-U/ml

10 000 SQ-U/ml

10 000 SQ-U/ml

10 000 SQ-U/ml

7

8

9

10

11

2 000

4 000

6 000

8 000

10 000

0,2

0,4

0,6

0,8

1,0

4

100 000 SQ-U/ml

100 000 SQ-U/ml

100 000 SQ-U/ml

100 000 SQ-U/ml

100 000 SQ-U/ml

12

13

14

15

16

20 000

40 000

60 000

80 000

100 000

0,2

0,4

0,6

0,8

1,0

 

Traitement d’entretien

Afin d’obtenir un effet optimal, le traitement d’entretien est poursuivi avec la dose bien tolérée la plus forte, c’est-à-dire celle à laquelle aucun effet indésirable significatif n’est survenu, sans toutefois dépasser 100 000 SQ-U. La dose d’entretien optimale est individuelle et dépend de la sensibilité du patient à l’allergène employé.

Les injections sont administrées à intervalles de 4 à 8 semaines. Une fois la dose d’entretien atteinte, il est conseillé d’allonger progressivement l’intervalle d’injection de 2 semaines pour atteindre un intervalle de 4 à 8 semaines.

Si le patient présente des réactions allergiques graves pendant le traitement d’entretien, il faut ajuster la dose (voir paragraphe « Ajustement de la posologie du fait d’effets indésirables/d’interactions »).

 

Adaptations de la dose durant le traitement d’entretien

Après atteinte de la dose d’entretien, celle-ci est répétée tout au long de l’année.

 

Changement de flacon à la suite d’un réapprovisionnement

Lors d’un changement de flacon à la suite d’un réapprovisionnement pour le traitement d’entretien, seulement 2/3 de la dose atteinte jusque-là doivent être injectés et si la tolérance est bonne, le reste est injecté 15 minutes plus tard, ceci afin de prévenir une éventuelle diminution de la puissance de l’extrait lors du stockage. En général, une réduction de la dose n’est pas requise avec les allergènes SQ.

 

Traitement concomitant par 2 solutions d’hyposensibilisation différentes

Le risque éventuel de réactions allergiques en cas d’instauration de plusieurs traitements concomitants par plusieurs allergènes doit être évalué individuellement.

En cas de traitement concomitant par plusieurs solutions d’allergènes spécifiques, il convient d’administrer chaque solution sur un site d’injection différent et de respecter un intervalle d’au moins 30 minutes entre 2 injections afin de pouvoir interpréter correctement les réactions locales.

 

Durée du traitement

Le traitement par des préparations Alutard SQ doit être suivi sur au moins 3 ans.

 

Ajustement de la posologie du fait d’effets indésirables/d’interactions

Pendant le traitement initial ou le traitement d’entretien, si une réaction au site d’injection persiste pendant plus de 6 heures après l’injection, la dose suivante doit être réduite en fonction de la taille du gonflement et conformément aux recommandations du tableau „Réduction posologique en cas de papule au site d’injection“.

 

Réduction posologique en cas de papule au site d’injection

Diamètre maximal de la papule

Dose suivante

Enfants

Adultes

<5 cm

<8 cm

Traitement initial:

Augmenter la dose selon le schéma posologique

Traitement d’entretien:

Répétition de la dernière dose administrée

5-7 cm

8-12 cm

Répétition de la dernière dose administrée

7-12 cm

12-20 cm

Réduction de la dose d’un palier dans le schéma posologique

12-17 cm

>20 cm

Réduction de la dose de 2 paliers dans le schéma posologique

>17 cm

 

Réduction de la dose de 3 paliers dans le schéma posologique

 

Si une réaction systémique grave survient après une injection pendant le traitement initial ou pendant le traitement d’entretien, il convient de poursuivre le traitement uniquement après une évaluation minutieuse. Si le traitement est poursuivi, la dose suivante doit être réduite à 10% de la dose ayant provoqué la réaction. Cette dose réduite peut être divisée en 2 doses unitaires qui sont à administrer à 30 minutes d’intervalle. Il faut de placer le patient sous surveillance après l’injection. La dose doit être augmentée conformément aux recommandations posologiques pour le traitement initial jusqu’à ce que la dose maximale tolérée soit atteinte.

 

Prise retardée

Pendant le traitement initial

Si exceptionnellement un intervalle d’injection de 14 jours est dépassé, la dose ne doit pas être augmentée et doit être adaptée selon le tableau ci-dessous.

 

Réduction de la dose après interruption du traitement

Intervalle

Réduction de la dose recommandée

<2 semaines

Augmenter la dose selon le schéma posologique

2-3 semaines

Répétition de la dernière dose administrée

3-4 semaines

Réduction à 50% de la dernière dose administrée

>4 semaines

Réinitiation du traitement

 

Pendant le traitement d’entretien

Réduction de la dose après dépassement de l’intervalle de temps entre deux injections pendant le traitement d’entretien

Intervalle

Réduction de la dose recommandée

<8 semaines

Aucune modification

8-10 semaines

Réduction à 75% de la dernière dose administrée

10-12 semaines

Réduction à 50% de la dernière dose administrée

12-14 semaines

Réduction à 25% de la dernière dose administrée

14-16 semaines

Réduction à 10% de la dernière dose administrée

>16 semaines

Réinitiation du traitement

 

En cas de réduction de la dose pendant le traitement d’entretien, il faut placer le patient sous surveillance étroite après l’injection. La dose est ensuite augmentée conformément aux recommandations posologiques pour le traitement initial jusqu’à ce que la dose d’entretien soit atteinte.

 

Enfants et adolescents

En principe, le traitement d’immunothérapie allergénique ne convient pas aux enfants de moins de 5 ans, car les problèmes d’acceptation et de coopération sont plus probables dans cette tranche d’âge que chez les adultes.

Les données cliniques sur l’efficacité du produit chez les enfants de plus de 5 ans ne sont disponibles qu’en nombre limité, l’efficacité n’est pas démontrée. Les données sur l’innocuité n’indiquent pas de risque plus important que chez l’adulte.

 

Contre-indications

·Hypersensibilité à l’un des excipients selon la composition.

·Les patients atteints de maladies auto-immunes systémiques actives et les patients présentant des défauts ou des déficiences immunitaires.

·Affections inflammatoires chroniques sévères.

·Les patients atteints de tumeurs malignes ayant valeur de maladie actuelle.

·Altérations secondaires irréversibles au niveau de l’organe atteint (p. ex. emphysème, bronchectasies).

·Insuffisance rénale chronique sévère (exposition à l’aluminium).

·Patients dont l’asthme n’est pas contrôlé ou dont le VEMS est inférieur à 70 % de la valeur prédictive chez les adultes (après un traitement pharmacologique adéquat) et dont le VEMS est inférieur à 80 % de la valeur prédictive chez les enfants et les adolescents (après un traitement pharmacologique adéquat).

·Les patients qui ont eu une exacerbation sévère de l'asthme au cours des 3 derniers mois.

 

Mises en garde et précautions

Après chaque injection, le patient doit être surveillé pendant au moins 30 minutes, puis faire l’objet d’une évaluation médicale.

 

Réactions allergiques systémiques sévères

En raison du risque de réactions anaphylactiques sévères, tous les équipements et médicaments destinés à la réanimation doivent être en permanence à disposition, notamment de l’adrénaline pour injection, et un personnel qualifié doit être prêt à intervenir.

 

Si des signes d’une réaction systémique tels que l’urticaire, l’angio-œdème ou l’asthme sévère surviennent, un traitement symptomatique doit être immédiatement mis en place.

 

Le traitement ne devrait être instauré que par des médecins sachant mettre en œuvre une immunothérapie spécifique.

 

Pendant le traitement par Alutard SQ, les patients sont exposés à des allergènes qui peuvent provoquer des réactions allergiques locales et/ou systémiques. L’adrénaline est le traitement de choix en cas de réactions allergiques systémiques sévères (en règle générale, à la dose minimale de 0,01 mg/kg en intra-musculaire dans la cuisse).

Étant donné que l’adrénaline est recommandée pour le traitement des réactions secondaires allergiques, les mises en garde et précautions ainsi que les contre-indications de l’adrénaline doivent être respectées.

 

Traitement médicamenteux au long cours:

L’effet de l’adrénaline peut être renforcé chez les patients traités avec des antidépresseurs tricycliques, des inhibiteurs de la monoaminooxydase (MAO) et/ou des inhibiteurs de la COMT, ce qui peut avoir des conséquences potentiellement fatales. L’effet de l’adrénaline peut être réduit chez les patients traités par des bêta-bloquants. Pendant un traitement par des agents antihypertenseurs, l’effet vasodilatateur de l’histamine peut être renforcé, ce qui augmente les réactions anaphylactiques. Il convient d’examiner pour chaque patient si le traitement par inhibiteurs de l’ECA doit être interrompu avant l’injection, car il existe un risque théorique de vasodilatation due à l’inhibition du métabolisme de l’angiotensine, qui peut contrecarrer le traitement par l’adrénaline.

 

Traitement des effets indésirables (recommandations conformes à la directive de l’EAACI sur l’immunothérapie de 2006):

Symptômes

Traitement de l’adulte

Traitement de l’enfant

Réaction locale étendue (>12 cm au bout de 30 min.)

Antihistaminique oral;

corticostéroïde topique;

observation pendant au moins 60 min.

Antihistaminique oral;

corticostéroïde topique;

observation pendant au moins 60 min.

Rhinite

Antihistaminique oral;

observation pendant au moins 60 min et répétition du débit expiratoire de pointe (DEP).

Antihistaminique oral;

observation pendant au moins 60 min et répétition du débit expiratoire de pointe (DEP).

Urticaire légère

Antihistaminique oral ou parentéral;

observation pendant au moins 60 min.

Antihistaminique oral ou parentéral;

observation pendant au moins 60 min.

Asthme

β-2-agoniste par inhalation;

β-2-agoniste IV/SC;

oxygène;

corticostéroïde (prednisolone 50 mg ou méthylprednisolone 40 mg IV);

théophylline;

envisager une hospitalisation.

β-2-agoniste par inhalation;

β-2-agoniste IV/SC;

oxygène;

corticostéroïde (méthylprednisolone 2 mg/kg IV);

théophylline;

envisager une hospitalisation.

Réactions systémiques

Adrénaline (1 mg/ml) 0,3-0,5 mg en IM profonde.

Adrénaline (1 mg/ml) 0,005 mg/kg en IM profonde.

Urticaire généralisée

Angio-œdème

Accès IV (0,9% de solution saline);

contrôle de la tension artérielle et du pouls;

antihistaminique IM;

corticostéroïde (prednisolone 50 mg ou méthylprednisolone 40 mg IV);

envisager une hospitalisation.

Accès IV (0,9% de solution saline);

contrôle de la tension artérielle et du pouls;

antihistaminique IM;

corticostéroïde (méthylprednisolone 2 mg/kg IV);

envisager une hospitalisation.

Choc anaphylactique

Adrénaline (1 mg/ml) 0,5-0,8 mg en IM profonde ou (diluée à 0,1 mg/ml) 0,3-0,5 mg IV (lentement en doses fractionnées) peut être répétée après 10 à 20 min;

Accès IV (0,9% de solution saline);

mettre le patient en décubitus dorsal;

oxygène 5-10 l/min.;

contrôle de la tension artérielle, du pouls et de la saturation en oxygène;

antihistaminique IV;

méthylprednisolone 80 mg IV;

hospitalisation nécessaire en raison du risque de choc retardé.

Adrénaline (1 mg/ml) 0,01 mg/kg (équivaut à 0,01 ml/kg) en IM profonde ou si nécessaire (diluée à 0,1 mg/ml) IV (lentement en doses fractionnées);

Accès IV (0,9% de solution saline);

mettre le patient en décubitus dorsal;

oxygène;

contrôle de la tension artérielle, du pouls et de la saturation en oxygène;

antihistaminique IM;

corticostéroïde (méthylprednisolone 2 mg/kg IV);

hospitalisation nécessaire en raison du risque de choc retardé.

 

Les patients présentant une cardiopathie peuvent éventuellement être exposés à un risque accru lors de réactions allergiques systémiques sévères. Lexpérience clinique concernant l'utilisation d'Alutard SQ chez les patients atteints d'affections cardiaques est limitée. Cet élément doit être pris en compte avant de démarrer un traitement spécifique d’immunothérapie allergénique.

 

Asthme

Lon sait que l'asthme est un facteur de risque prédisposant à des réactions allergiques systémiques sévères. L’expérience clinique concernant l’utilisation d’Alutard SQ chez les patients asthmatiques est limitée.

 

Chez les patients ayant des antécédents d’asthme, les symptômes d’asthme doivent avoir été adéquatement contrôlés dans les 3 mois précédant le début du traitement par Alutard SQ.

 

L’état du patient asthmatique doit être vérifié avant chaque injection. L’injection d’allergènes thérapeutiques doit être reportée si l’asthme du patient n’a pas été entièrement contrôlé au cours de la dernière semaine précédant l’injection prévue.

 

Les patients ayant des antécédents d’asthme doivent être informés de la nécessité de consulter immédiatement un médecin si leur asthme s’aggrave soudainement.

 

Les patients ayant des antécédents médicaux d’asthme et d’infection respiratoire aiguë doivent reporter le début du traitement par Alutard SQ jusqu’à la résolution de l’infection.

 

Maladies auto-immunes en rémission

Les données concernant le traitement d'immunothérapie allergénique chez les patients présentant une maladie auto-immune en rémission sont limitées. Alutard SQ doit donc être prescrit avec prudence chez ce type de patients.

 

Exposition à l’aluminium

Alutard SQ contient de l’aluminium. Il existe donc un risque théorique d’accumulation d’aluminium chez les patients à haut risque (p. ex. les patients dont la fonction rénale est altérée et les patients traités en concomitance avec des préparations à base d’aluminium, (telles que des antiacides)). Il faut en tenir compte avant de commencer le traitement par Alutard SQ.

 

Enfants et adolescents

Les enfants de moins de 5 ans ne sont généralement pas considérés comme de bons candidats au traitement d’immunothérapie allergénique et ne doivent recevoir ce traitement que dans des cas exceptionnels et non de façon systématique. Une attention particulière doit être accordée à l’évaluation de la balance bénéfice-risque dans le traitement des enfants de moins de 5 ans. Il existe peu de données cliniques concernant l’efficacité chez les enfants de plus de 5 ans. Cependant, les données sur la sécurité n’indiquent pas de risque plus important que chez l’adulte.

 

Utilisation concomitante avec d’autres traitements spécifiques d’immunothérapie allergénique

Il n’existe pas de données cliniques concernant l’utilisation concomitante avec d’autres traitements d’immunothérapie allergénique.

 

Pendant le traitement:

L’injection doit être reportée si:

·le patient a de la fièvre ou présente des signes d’infection aiguë ou chronique.

·le patient a une fonction pulmonaire significativement réduite (VEMS < 70 % de la valeur prédictive du patient chez les adultes et VEMS < 80 % de la valeur prédictive du patient chez les enfants et les adolescents) ou présente des symptômes évocateurs d’une exacerbation de l’asthme.

·le patient présente une aggravation de la dermatite atopique.

·une vaccination a été administrée au cours de la semaine précédente ou sera administrée au cours de la semaine suivante l’injection d’Alutard SQ.

 

Avant l’injection:

·Le jour de l’injection, le patient doit éviter tout effort physique, les douches chaudes, les séances de sauna et la consommation d’alcool, car ces facteurs concomitants peuvent augmenter l’anaphylaxie.

·Le statut asthmatique des patients ayant des antécédents d’asthme doit être évalué avant chaque injection en mesurant le débit de pointe et la fonction pulmonaire (voir la section « Contre-indications »).

·L’état de santé du patient et ses allergies doivent également être évalués, ainsi que tout changement dans la prise d’autres médicaments depuis la dernière injection.

·Les réactions allergiques (locales et/ou systémiques) survenant après l’injection précédente doivent être notées et la dose doit être ajustée en conséquence (voir la section « Posologie/Mode d’emploi »).

·L’allergène spécifié, la concentration, le volume et la date de la dernière injection (intervalle de dose) doivent être vérifiés deux fois avant chaque injection.

·Alutard SQ doit être administré par voie sous-cutanée. L’administration intravasculaire doit être évitée en raison du risque accru de réactions allergiques (aspiration).

 

Après chaque injection:

·Le patient doit être informé qu’en cas de réaction systémique sévère tardive, il doit immédiatement consulter un médecin ou se rendre aux urgences.

·Le patient doit être informé qu’il doit surveiller l’apparition de toute réaction locale ou systémique retardée et en avertir le médecin traitant lors de la prochaine visite.

·Toute réaction allergique (locale et/ou systémique) doit être documentée avant que le patient ne quitte l’établissement.

 

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par injection, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».

 

Interactions

Aucune étude sur les interactions humaines n’a été menée. On ne sait pas si un traitement par Alutard SQ interagit avec les vaccinations.

Un traitement symptomatique concomitant efficace par des antiallergiques, des corticostéroïdes ou des stabilisateurs des mastocytes peut augmenter le niveau de tolérance du patient à un traitement spécifique d’immunothérapie allergénique. Cet aspect doit être pris en considération lors de l'arrêt de ces médicaments.

 

Pour des informations sur l’utilisation concomitante des IMAO, des inhibiteurs de la COMT, des bêta-bloquants et des antiacides, voir la rubrique « Mises en garde et précautions ».

 

Grossesse, Allaitement

Grossesse

Il n’existe pas de données suffisantes concernant l’emploi chez la femme enceinte. Il n’existe pas de données expérimentales animales suffisantes. Le risque potentiel pour l’être humain n’est pas connu.

Le médicament ne doit pas être administré pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue.

 

Allaitement

Il n’existe pas de données cliniques sur l’emploi pendant l’allaitement. Alutard SQ ne doit être utilisé pendant l’allaitement qu’après une évaluation individuelle scrupuleuse de la balance bénéfice-risque.

 

Fertilité

On ne dispose pas de données cliniques concernant l’influence d’Alutard SQ sur la fertilité.

 

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Occasionnellement, une légère fatigue peut survenir chez certains patients, elle peut altérer l’aptitude à la conduite et la capacité à utiliser des machines.

 

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité

Les réactions associées aux traitements par Alutard SQ sont généralement causées par des réactions immunologiques (locales et/ou systémiques) à l’allergène en cause. Les symptômes d’une réaction précoce surviennent dans les 30 premières minutes suivant l’injection. Les symptômes d’une réaction tardive se manifestent normalement au cours des 24 heures suivant l’injection.

Les effets indésirables très fréquemment rapportés chez les patients traités par Alutard SQ sont des réactions locales au site d’injection.

 

Liste des effets indésirables

Les effets indésirables sont classés par fréquence selon la convention MedDRA: très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100, <1/10), occasionnels (≥1/1 000, <1/100), rares (≥1/10 000, <1/1 000), très rares (<1/10 000). Les fréquences sont basées sur une étude clinique avec Alutard SQ Phleum pratense et une étude clinique avec Alutard SQ mélange de 6 graminées et de seigle, d’acariens et de bouleau, car le profil de sécurité général des préparations Alutard SQ est similaire.

 

Affections du système immunitaire

Fréquents:

Réaction anaphylactique

Occasionnels:

Choc anaphylactique

 

 

Affections oculaires

Fréquents:

Conjonctivite

Occasionnels:

Œdème des paupières

 

Affections vasculaires

Fréquents:

Bouffée congestive

 

 

Affections de l’oreille et du labyrinthe

Fréquents:

Prurit auriculaire, vertiges

 

 

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquents:

Sibilances, toux, dyspnée, asthme, congestion nasale, rhinite allergique, éternuements, irritation de la gorge, rhinorrhée, prurit nasal

 

 

Affections gastro-intestinales

Fréquents:

Douleurs abdominales, diarrhée, vomissements, nausées, dyspepsie

 

 

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquents:

Urticaire, prurit, éruptions cutanées, érythème, eczéma

Occasionnels:

Gonflement du visage

 

 

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Très fréquents:

Réactions au site d’injection*

Fréquents:

Malaises, fatigue, frissons, sensation de chaleur, sensation de corps étranger

* Les réactions au site d’injection incluent des événements tels que: prurit/gonflement/urticaire/érythème/nodules/douleur/ecchymoses/hématome/induration/inflammation/œdème/éruption cutanée/chaleur/décoloration/papule au site d’injection, œdème localisé, douleur au site d’administration.

 

Les données d’une étude d’augmentation posologique à 7 paliers ont montré un risque légèrement accru de symptômes oculaires tels que le gonflement et le prurit oculaires, et de réactions cutanées telles que l’érythème, les éruptions cutanées et l’urticaire en cas d’augmentation posologique rapide (7 paliers vs 11 paliers).

 

Effets indésirables après commercialisation

Les données issues de l’expérience acquise après l’autorisation de mise sur le marché sont énumérées ci-dessous avec la fréquence « inconnue » (ne peut être estimée à partir des données disponibles).

 

Affections du système nerveux

Inconnus:

Sensations vertigineuses, paresthésie

 

 

Affections cardiaques

Inconnus:

Palpitations, tachycardie, cyanose

 

 

Affections vasculaires

Inconnus:

Hypotension, pâleur

 

 

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Inconnus:

Bronchospasme, sensation de gorge serrée

 

 

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Inconnus:

Angio-œdème

 

 

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Inconnus:

Gonflement articulaire, arthralgie

 

 

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Inconnus:

Gêne thoracique, hypertrichose au site d’injection

 

Description de certains effets indésirables

Réactions locales

Les réactions locales surviennent au site d’injection et comprennent gonflement au site d’injection, rougeur, douleurs, prurit, décoloration et hématomes. Les réactions locales peuvent être traitées par des médicaments symptomatiques tels que des antihistaminiques.

 

La teneur en aluminium peut contribuer à l’apparition d’effets secondaires locaux, notamment un patch-test cutané positif pour l’aluminium.

 

Réactions allergiques systémiques

Les réactions systémiques comprennent tout symptôme affectant des organes éloignés du site d’injection.

Les réactions allergiques systémiques sont en général légères à modérées et peuvent être traitées par des médicaments symptomatiques tels que des antihistaminiques. Les réactions allergiques systémiques peuvent aller de la rhinite allergique au choc anaphylactique. Le traitement d’une réaction systémique sévère doit être démarré immédiatement.

Les symptômes peuvent comprendre, mais ne sont pas limités à une urticaire, un angio-œdème, un bronchospasme, une fatigue, un essoufflement, une oppression thoracique et une bouffée congestive. Les autres réactions immédiates peuvent être : rhinite, rhinorrhée, toux, éternuements, conjonctivite et asthme. Ces réactions peuvent également survenir tardivement. Autres réactions tardives: céphalées, prurit, malaise général.

 

Si ces réactions sont plus importantes et générales, le patient doit immédiatement informer son médecin ou à défaut son remplaçant. Dans tous les cas, le patient doit informer le médecin traitant avant l’injection suivante des réactions ultérieures survenues.

 

Réactions allergiques systémiques sévères

Une réaction allergique systémique sévère est une réaction potentiellement fatale qui survient généralement dans les minutes qui suivent l’exposition à l’allergène. Les symptômes qui indiquent une réaction allergique systémique sévère peuvent inclure, mais ne sont pas limités à, une sensation de chaleur, un malaise général, une hypotension, une tachycardie, une dyspnée, une toux, une sibilance, une bouffée congestive, une gêne thoracique, une douleur abdominale, un vomissement, une diarrhée, une éruption cutanée, un prurit et une urticaire.

 

Une réaction allergique systémique sévère telle que le choc anaphylactique se développe généralement rapidement, dans les minutes qui suivent l’injection, et nécessite un traitement rapide avec, par exemple, de l’adrénaline et/ou un autre traitement anaphylactique. Un traitement en accord avec les directives actuelles en matière de traitement de choc doit être instauré.

 

En cas de réactions locales étendues et de réactions systémiques, il faut évaluer le traitement (voir „Posologie/Mode d’emploi“).

 

Une dermatite atopique préexistante peut s’aggraver pendant le traitement.

 

Enfants et adolescents

Il existe peu de données cliniques chez les enfants de plus de 5 ans. Cependant, les données sur la sécurité n’indiquent pas de risque plus important que chez l’adulte. Les enfants de moins de 5 ans ne sont généralement pas considérés comme de bons candidats au traitement d’immunothérapie allergénique. Une attention particulière doit être accordée à l’évaluation de la balance bénéfice-risque dans le traitement des enfants de moins de 5 ans.

 

Groupes de patients particuliers

Il n’existe pas de données provenant d’études cliniques concernant les effets secondaires chez d’autres groupes de patients.

 

L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

 

Sécurité en cas d’augmentation posologique à paliers réduits pour les allergies aux acariens

Pour les adultes et les adolescents, la sécurité d’un schéma d’augmentation posologique à paliers réduits à 7 injections a été étudiée. Les 7 injections ont été administrées à des intervalles de 7 ± 2 jours.

Flacon n°

Concentration

Injection

SQ-U

ml

2

1 000 SQ-U/ml

1

300

0,3

3

10 000 SQ-U/ml

10 000 SQ-U/ml

2

3

2 000

000

0,2

0,5

4

100 000 SQ-U/ml

100 000 SQ-U/ml

100 000 SQ-U/ml

100 000 SQ-U/ml

4

5

6

7

10 000

30 000

60 000

100 000

0,1

0,3

0,6

1,0

Aucun nouveau signal de sécurité n’a été observé avec ce schéma d’augmentation posologique à 7 paliers.

 

Surdosage

Si une dose supérieure à la dose prévue a été injectée, le risque d’effets secondaires augmente, y compris le risque de réaction allergique systémique ou de réactions allergiques locales sévères. Le patient doit être surveillé et ces réactions doivent être traitées par des médicaments symptomatiques appropriés.

 

Propriétés/Effets

Code ATC:

V01AA

 

Mécanisme d’action

Administré en doses croissantes selon les prescriptions posologiques, Alutard SQ provoque une insensibilité ou une sensibilité diminuée durable contre les allergènes spécifiques en cause.

Lors d’injection par voie sous-cutanée, l’adsorption de l’hydroxyde d’aluminium entraîne une libération lente de l’extrait allergénique et, par conséquent, une hyposensibilisation bien supportée.

 

Pharmacodynamique

Le produit entraîne une hyposensibilisation des patients allergiques. Le mécanisme d’action exact est encore inexpliqué. L’effet pharmacodynamique cible le système immunitaire, l’objectif étant de retarder la réaction à l’allergène considéré, mais pas aux autres allergènes. Alutard SQ est indiqué pour le traitement de patients souffrant d’une allergie médiée par IgE. L’effet pharmacodynamique cible le système immunitaire en réduisant la réaction spécifique aux allergènes utilisés pour traiter le patient. Alutard SQ affecte et altère la migration des lymphocytes T et des granulocytes éosinophiles vers les organes cibles. Le rapport entre les cytokines Th2 et Th1 est modifié en faveur des cytokines Th1. Par ailleurs, le taux de synthèse de l’IL-10 qui provoque entre autres une anergie de lymphocytes T augmente. En raison du nombre réduit de granulocytes basophiles recirculants dans le sang périphérique, la libération de l’histamine est en outre réduite.

 

Efficacité clinique

Plusieurs études en double aveugle, randomisées et contrôlées par placebo visant à examiner l’action d’Alutard SQ dans l’asthme suggèrent qu’Alutard SQ pourrait réduire efficacement la sensibilité cutanée et bronchique aux allergènes d’acariens des sujets (preuve clinique limitée). Aucune donnée n’est disponible actuellement sur les poils et squames d’animaux.

 

Pharmacocinétique

Absorption

Les allergènes contenus principalement dans Alutard SQ sont les polypeptides et les protéines. On estime qu’elles se décomposent en polypeptides et acides aminés courts. On suppose que les allergènes d’Alutard SQ ne sont pas absorbés en quantité significative dans le système vasculaire. Ni des études pharmacocinétiques sur l’animal ni des études cliniques n’ont été menées pour déterminer le profil pharmacocinétique et le métabolisme de Alutard SQ.

L’adsorption de l’allergène avec l’hydroxyde d’aluminium peut entraîner une libération lente au site d’injection. En cas d’injection sous-cutanée, l’allergène est libéré lentement, ce qui réduit son allergénicité et peut prolonger la stimulation du système immunitaire.

 

Distribution

Aucune donnée disponible.

 

Métabolisme

Aucune donnée disponible.

 

Élimination

Aucune donnée disponible.

 

Données précliniques

Pour l’extrait allergénique d’acariens:

Les données précliniques sont limitées. Les études conventionnelles sur la toxicité en administration répétée chez les rongeurs, la génotoxicité et la toxicité pour la reproduction (développement embryo-fœtal) n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme. Les études ont été menées avec le principe actif sans formulation, c’est-à-dire l’extrait allergénique sans adjuvant ni excipients. Aucune interaction des excipients avec les principes actifs n’est attendue. Aucune étude de carcinogénicité n’a été réalisée.

 

Pour l’extrait allergénique de poils et de squames d’animaux:

Il n’existe aucune donnée préclinique spécifique pertinente pour l’utilisation de la préparation.

 

Remarques particulières

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention « EXP » sur le récipient.

 

Remarques particulières concernant le stockage

Conserver au réfrigérateur (2-8 °C). Ne pas congeler.

Conserver le récipient dans son carton pour le protéger de la lumière.

Conserver hors de portée des enfants.

 

Ne pas utiliser les solutions qui ont été congelées puis décongelées ni celles contenant des particules (précipités floconneux grossiers irréversibles)!

Remarques concernant la manipulation

Un précipité et un liquide clair peuvent être constatés pendant le stockage. Il ne s'agit pas d'un signe d’altération. Le précipité peut être blanc à brun pâle ou vert.

Avant l’utilisation, retourner lentement le flacon 10-20 fois pour obtenir une suspension homogène.

Inspecter visuellement la suspension avant l'utilisation pour s’assurer de l’absence de particules. Jeter le produit s’il contient des particules.

 

Ne pas injecter par voie intravasculaire! Aspirer.

 

Voir les remarques concernant la manipulation des flacons et réalisation de l’injection à la fin de l’information professionnelle.

 

Numéro d’autorisation

60691, 60699, 60700, 60710 (Swissmedic).

 

Présentation

Alutard SQ, traitement initial:

N° 1, n° 2, n° 3, n° 4 4 x 5 ml [A]

 

Alutard SQ, traitement d’entretien:

N° 4 1 x 5 ml [A]

 

Titulaire de l’autorisation

ALK-Abelló AG, 8304 Wallisellen.

 

Mise à jour de l’information

Mars 2021

 

 

Remarques concernant la manipulation des flacons et réalisation de l’injection

 

Avant l’injection, toujours observer les rubriques „Posologie/Mode d’emploi“ et „Mises en garde et précautions“.

 

1

Picture 1

Prendre le flacon de l’emballage. L’allergène spécifié, la concentration, le volume et la date de la dernière injection (intervalle de dose) doivent être vérifiés deux fois avant chaque injection.

 

Contrôler:

·Données du patient

·Composition d’allergènes

·Concentration (dosage)

·Date de péremption

 

 

2

Picture 2

Le flacon doit être lentement retourné 10-20 fois avant l’utilisation pour obtenir une suspension homogène.

Vérifier visuellement l’absence de particules dans la suspension avant de l’utiliser. Ne pas utiliser de solutions qui ont été congelées puis décongelées ni celles contenant des particules (précipités floconneux grossiers irréversibles)! Jeter le produit si des particules sont présentes.

 

 

3

Picture 3

Désinfecter et percer le bouchon de caoutchouc avec une seringue stérile de 1 ml à usage unique.

 

Questions au patient/à la patiente:

·État général

·Prise de médicaments

·Symptomatologie allergique actuelle

·Tolérance de l’injection précédente

 

 

4

Picture 4

Injection bien tolérée:

Augmentation ou poursuite de la dose conformément aux directives posologiques.

 

Injection mal tolérée ou autres limitations:

Réduction de la dose conformément aux directives posologiques.

 

 

5

Picture 5

 

Prélever le volume requis.

Ajustage exact de la dose à injecter (éviter les bulles d’air).

 

 

 

 

6

Picture 6

Purification et désinfection du site d’injection et après:

 

·Soulever un pli de peau à une largeur de main au-dessus de l’olécrâne.

·Éviter l’injection intravasculaire. Aspirer!

·Injecter lentement par voie sous-cutanée

 

7

Surveillance du patient jusqu’à 30 minutes après l’injection!

Donner éventuellement des médicaments pour le traitement des réactions tardives (p.ex. antihistaminiques).